La nuptialité précoce

Betty Baba
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L’article tente de s’interroger sur la tradition, la légalité du mariage arrangé ou forcé par le choix des parents .la nuptialité précoce et l’islam et l’interprétation du texte Coran.


Betty Baba


Le mariage précoce face à la tradition et la religion

La nuptialité précoce constitue l’une des caractéristiques des pays de l’Afrique subsaharienne. Que ce phénomène soit lié à l’exemple du Prophète nous l’ignorons. Rappelons que l’épouse bien aimée du Prophète Mohammed, Aicha était encore adolescente lorsque elle est devenue sa femme. Que le mariage précoce en Afrique noire soit considéré comme du «sunna » (un exemple du prophète) nous l’ignorons. C’est tout de même un fait en Afrique noire musulmane ou dans d’autres pays musulmans bien que l’âge du mariage des filles soit de plus en plus retardé à cause de la scolarisation  obligatoire de nos jours. Un bel exemple est le Ghana où tous les enfants ont l’obligation d’être scolarisé jusqu’à  l’âge de 15 ans.

Dans la société Missiria au sud du Tchad en Afrique de l’ouest, une fille de 11 ou 12 ans est donnée en mariage à un homme désigné par ses parents car elle n’a pas le droit de choisir son époux.[1]

La réalité en Afrique est que la pyramide des âges permet la disponibilité des jeunes femmes en âge de mariage par rapport aux jeunes garçons du même âge. Il est très fréquent qu’un  homme déjà marié épouse  une jeune fille parce qu’elle est disponible parce que les garçons de la même génération ne sont pas souvent préparés pour le mariage.

Aujourd’hui le statut de la femme dans certaines sociétés musulmanes ressemble à l’époque pré-islamique que le Prophète a lui-même combattu. L’inertie des habitudes culturelles serait la cause principale alors que le Coran est plutôt pour l’égalité dans le couple.

Le célibat et l’Islam 

Une jeune femme qui demeure célibataire au-delà d’un certain âge est suspectée des pires choses en Afrique noire. Soit elle est malade, prostitué, fille légère, capricieuse ou tout simplement porteuse de malheur.[2]

Pour un garçon, le célibat est mieux toléré mais le célibataire doit se préserver de la fornication. Mais des lors qu’il a les moyens de se marier, il ne manque pas l’occasion. 

Le mariage lui donne un nouveau statut dans la société car il est censé être responsable et un futur père de famille. En Afrique, les garçons sont soutenus financièrement, certains jeunes hommes vont jusqu’à emprunter de l’argent pour se marier parce que le statut de l’homme marié lui confère une autre image valorisante dans la société.

Il n’est pas rare que le jeune célibataire soit l’objet de moqueries dans son groupe d’âge car il n’a pas de femme pour lui faire ceci ou cela. Tant qu’il reste célibataire, il ne sera pas comme les autres jeunes hommes de son entourage. Le besoin de se marier est si important que même les veuves ne veulent pas rester longtemps seules, à l’exception de femmes âgées. Le remariage permet de retrouver l’estime dans la société.

Les deux attitudes des musulmans au delà de l’interprétation des textes coranique  concernant le mariage qui semblent favoriser le mariage précoce ne sont pas intimement liés à l’islam en dépit du fait qu’il n’y a pas de versets les  concernant.

La Nuptialité précoce

Le célibat attardé est mal perçu donc les parents  optent pour  la nuptialité  précoce.

La pyramide des âges favorise aussi la nuptialité précoce des jeunes filles en Afrique noire ou dans les pays musulmans où on pratique le mariage forcé.

Certes, le coran conseille l’abstinence sexuelle avant le mariage et interdit la fornication et l’adultère hors mariage. Voilà pourquoi le célibat attardé est peu fréquent chez les musulmans pour éviter la fornication et sur tout pousser les jeunes filles à se marier tôt.

Lorsqu’elle commence à avoir ses règles, une jeune fille est surveillée car elle risque de tomber enceinte hors mariage qui est une honte pour toute famille musulmane. La grossesse hors mariage signifie non seulement qu’elle a eu des rapports sexuels illégitimes (Le « Zina » ou la fornication). Son enfant sera considéré illégitime, un bâtard issu d’une liaison honteuse. En temps moderne les enfants illégitimes sont acceptés et tolérés.

Dans certaines sociétés il n’est pas étonnant que les filles se marient assez précocement à partir de seize ans. Le cas des filles françaises d’origines maliennes, guinéennes ou ivoiriennes mariées de force avec des cousins au pays d’origine est fréquent. La raison principale est de perpétuer la tradition du pays d’origine, mais aussi pour éviter que les filles se livrent à la débauche en occident. La plupart des jeunes femmes qui ont vécu le mariage forcé , ont subit la pression des parents qui  choisissent leurs maris. Elles souffrent la plupart du temps des problèmes psychologiques, la dépression, l’anorexie, crises de tétanie, tentatives de suicide la peur et la culpabilité de rompre avec les siens.

La femme mariée s’estime non seulement valorisée par la société musulmane mais elle est aussi respectée par rapport à une célibataire. On ne lui adresse pas la parole comme une célibataire de sa génération. Elle est aussi mieux considérée qu’une célibataire plus âgée qu’elle malgré l’importance accordée à l’âge dans la tradition africaine. Elle est la femme d’un tel, donc respectée.

Voila pourquoi les parents désirent marier leurs filles jeunes. Et les femmes plus âgées se précipitent pour  se marier à cause de  l’entourage. Si une femme doit remplir son devoir de croyante, elle doit se marier tôt.

La précocité des mariages en tant que fait socioculturelle qui n’a rien à voir avec la religion musulmane. D’après les études de D.H.S.[3] sur les pays d’Afrique sub-saharienne, l’âge d’entrée en mariage est précoce à l’exception de la Namibie si l’on prend en compte la proportion élevée de jeunes filles âgées de 16 ans ayant déjà eu un premier enfant. Dans trois pays cet âge est particulièrement précoce : à 15 ans près de 10% de filles au Niger et 15% des femmes au Cameroun et Nigeria ont déjà été enceinte en 1994.

L’âge moyen du premier mariage des femmes sont très précoces à cause de la tradition. Dans certaines ethnies les arrangements se font entre les familles lorsque la fille n’a pas encore l’âge de la puberté. La fillette peut être donnée à un homme pour le remercier d’un geste, ou tout simplement pour compenser une créance impayée. Cette dernière situation est cependant assez rare. Dans de nombreux pays d’Afrique noire, les femmes se marient très jeunes dès qu’elles deviennent fécondes. Les mariages sont arrangés entre les parents des deux familles. Une femme peut devenir une deuxième voire une troisième ou quatrième épouse parce que les parents l’ont décidé, ou parce que le futur époux à demandé sa main auprès des parents. La fille peut accepter si elle estime que le futur mari lui convient même s’il est polygame.

Le mariage de jeunes filles est souvent une stratégie d’alliance familiale ou personnelle qui joue en faveur de l’écart d’âge entre le mari et la femme. L’écart d’âge et le mariage précoce sont favorables à la polygamie puisque les jeunes filles (aux seins fermes comme on dit en Afrique) sont préférées par rapport aux femmes plus âgées aux seins tombants.[4]

Les garçons du même âge que les filles ne sont pas préparés financièrement,   la jeune femme est-elle préparée psychologiquement, pour le mariage ? En somme, la jeune femme passe directement de l’enfance (sous la tutelle des parents) à celle d’une épouse dont le mari est souvent plus âgé qu’elle et pourrait avoir l’âge de ses parents.

Jeune fille Esther

Nous donnons ici l’exemple d’une fille que nous appelons Esther âgée de 16 ans. Ses parents lui ont demandée d’épouser un homme de 50 ans. Elle raconte comment cet homme venait rendre visite à ses parents lorsqu’elle était encore une petite fille. L’homme se présentait toujours comme son mari.

L’explication de ses parents est qu’ils doivent à  cet homme une somme d’argent importante depuis plusieurs années. Incapable de rembourser, sa famille aurait promis à cet homme de lui donner en mariage leur fille. L’homme avait déjà une première épouse. Esther avait l’ambition de fuir pour commencer une autre vie ailleurs.[5]

Dans le cas où le futur mari est désigné très tôt, la jeune fille n’a pas encore de rapport intime avec son mari. Elle reste chez ses parents jusqu’à ce qu’elle ait  atteint l’âge idéal, en principe aux alentours de seize ans. Ce phénomène est semble-t-il lié à deux facteurs principaux.

On donne une petite fille en mariage pour renforcer les liens d’amitié entre deux familles ou pour nouer une relation d’amitié avec une famille. Ça peut être aussi un moyen de nouer des relations avec une famille très riche ou prestigieuse. Dans certains villages reculés, on donne une fille en mariage dans un autre village pour compenser l’arrivée d’une autre.

Interprétation des textes Coranique

Le cas de Sadaka ou «cadeau d’Allah »

Ce qui est communément appelé «le cadeau d’Allah » en Afrique Francophone «ou sadaka » (qui signifie offrande en Arabe) n’est ni plus ni moins qu’une invention ou l’emprunt d’une coutume qui n’a rien à voir avec l’Islam. L’acte est condamnable si l’on se réfère aux textes sacrés des musulmans. C’est quoi le «le cadeau d’Allah » ?

La pratique est assimilée à un geste religieux par les parents qui font ces «cadeaux ». Il s’agit de donner une femme, en principe une jeune célibataire qui n’a jamais eu d’enfant à l’un des personnes suivantes : de préférence un marabout, son fils ou un membre de sa famille en mariage. Le mari peut être célibataire ou déjà marié. La dot n’est pas exigée. C’est une faveur accordée au nom d’Allah. Le consentement de la femme n’est pas nécessaire pour conclure le mariage.

Les chercheurs ont effectué une étude sur le Coran pour chercher l’origine de cette pratique. Ce phénomène qui est fréquent en Afrique de l’ouest musulmane (ex au Mali, Sénégal, nord Ghana, Niger, Cameroun du nord, Nigeria etc.).

La croyance populaire est que ce geste épargnera les parents de  l’enfer après la mort s’ils trouvent un mari pour leurs filles pour éviter la fornication et la débauche. Rester célibataire trop longtemps quand on est une femme est un déshonneur pour les parents musulmans. Il est possible aussi que les parents se sentent responsables des actes impies (fornication, accouchement hors mariage etc.) de leur fille Si elle ne trouve pas de mari. Le cadeau d’Allah sauve ainsi l’honneur de la famille. Pollet[6] et Winter pensent que : 

« L’offre du mariage n’est pas contraignante mais on n’a pas encore entendu qu’un marabout ait jamais refusé un « Allankuyé » (cadeau à Allah.».

Voilà pourquoi il est rare que l’on refuse ce cadeau. Au Ghana il y a des cas où le «cadeau» est redonné à un membre de la famille. Celui à qui l’on donne le cadeau est en principe âgé (marabout, Imam ou dignitaire religieux). Il peut l’accepter, ou le donner à un homme déjà marié avec des enfants.

La négociation se fait à l’insu de la femme, or l’Islam demande aux hommes et aux femmes de s’unir par le paiement de la dot et par le consentement mutuel.

Citons les surates suivantes (chapitres) du Coran dans lesquels le payement de la dot est exigé sans exception y compris le prophète de l’Islam lui même :

·         Surat 4 verset 24 (les femmes ou (Al-Nisaa)

·         Surat 5 verset 5 (la Table ou (Al-Maida)

·         Surat 33 verset 50 (Tribus confédérés ou (Al-Ahzab)

Il est fort probable que la pratique soit plus ancienne que l’Islam et date de l’époque pré-islamique (Jahiliya). L’Islam a bel et bien libéré la femme au septième siècle au sens propre et figuré du terme, mais certaines pratiques continuent, probablement héritées de la période Jahiliya.

«Cadeau d’Allah». Compte tenu de l’évolution de la société africaine vers une monétarisation exacerbée, il n’est pas rare que le cadeau d’Allah soit un prétexte pour proposer une fille à un riche commerçant ou un membre de sa famille.

Une étude conduite au Mali en 1998 donne l’exemple d’un homme qui a fait cadeau de sa fille à un Alhaj (un homme qui a déjà fait le pèlerinage à la Mecque) fortuné et déjà marié. Celui-ci avait refusé le cadeau car il a appris que le père de la fille était réputé pour sa capacité à choisir des maris fortunés pour ses filles.

A la lumière des textes coraniques, il est certain que le cadeau d’Allah n’est mentionné nulle part. La seule surate qui en fait référence à notre connaissance est le 33e dans le 50e verset. Allah exige au Prophète de payer la dot à celles qu’il épouse (confirmant les autres versets déjà cités) et lui autorise de prendre comme épouse les femmes qui se sont offertes à lui. Et que ce privilège est accordé à lui seul et pas aux autres croyants. Le «cadeau d’Allah » n’a donc rien à voir avec l’Islam.

Deux constats s’imposent : le premier concerne le statut de la femme dans certaines sociétés traditionnelles en Afrique sub-saharienne. Elle ne semble pas avoir le droit de choisir son mari alors que c’est contraire aux textes du Coran. Tout se passe comme si la femme est réduite à l’état d’objet.

En langue Dagbanli,[7] on dit toujours lorsqu’une fille se marie qu’elle a été donnée en mariage même si ce n’est pas  le cas. Nous constatons ici des éléments culturels à travers la langue qui trahissent des comportements contraires à l’Islam.

Une jeune fille ne peut refuser un mariage forcé car elle sera en conflit avec ses parents. C’est d’ailleurs un manque de respect de refuser. Refuser est synonyme d’embarras et de déshonneur pour la famille. Le cas des jeunes filles nées et qui ont grandit en France est assez représentatif de l’ambivalence de la culture de certains Africains vivant dans le monde développé.

Le phénomène de « sadaka » nous paraît donc doublement condamnable à juste titre. Primo parce qu’il n’a rien de religieux et secundo parce que, la femme est aliénée et privée de ses droits fondamentaux. D’autres pratiques ancestrales qui n’ont rien à voir avec l’Islam existent.

Rappelons que l’année 622 est plus présente que jamais dans l’élaboration des tragédies du futur dans certaines sociétés musulmanes. Fatima Mernissi [8] résume fort bien ce dilemme sur un ton alarmant en ces termes :

« Le rythme temporel dans la société musulmane contemporaine est un rythme très particulier où quatorze siècles semblent s’être écoulés sans heurts majeurs, sans ruptures fatales, et où le futur se veut comme une continuité du passé. En s’opposant si fortement l’Islam l’a récupérée et intégrée comme matrice structurante de la psyché musulmane. Avec l’avènement de l’ère industrielle, l’ère du salaire et du vote individuel, la psyché musulmane, par un étrange réflexe régressif, voit s’ouvrir devant elle ce qu’elle considère comme une nouvelle Jahiliya. La femme avec son initiative, son autodétermination, est une composante symboliquement surchargée de l’ancienne et de la nouvelle Jahiliya, celle qui s’ouvre avec l’époque moderne. »

Témoignage :

«  J’ai supplié jusqu’à la dernière minute. J’ai dit oui d’une voix qui n’était pas la mienne, signé un papier que je ne voyais même pas, tant mes yeux étaient brouillés de larmes. »

Jeune française d’origine marocaine, Leila, libérée aujourd’hui d’un  mariage forcé, témoigne de son calvaire dans un livre, mariée de force[9]

« Ça n’arrive qu’au autre »

Dans le pays  du bouche à oreille  le mariage forcé est très répondu mais qui aurai cru que c’est possible?

Pourtant, comme toutes ses copines du collège et du lycée, Leila pensait que

« Jamais on ne la marierait de force à un  blédard (un homme du pays d’origine- NDLP)

Jamais les parent ne me feraient ça ».

 

Elle a vécu dans l’anonymat rejeter par la communauté musulmane elle n’est plus considérée  comme une musulmane à part entière » Mais cette jeune femme courageuse a pu mettre fin a ce  mariage forcé  en  décembre 2004. Marié à un homme de  quinze son aîné. Heureusement, pour elle cette histoire s’est bien terminée.  Leila naîtra un petit garçon à la suite du mariage. Mais nous sommes obligés de penser à d’autres  jeunes filles qui n’ont pas pu s’échapper à des situations désastreuses.

Les jeunes femmes qui se trouvent dans la même situation dans les pays où on pratique  le mariage forcé sont beaucoup plus nombreuses d’après les statistiques environ  70, 000 femmes sont contraintes au mariage forcé. Ce n’est pas à l’Islam qu’il faut reprocher mais aux hommes qui perpétuent des pratiques abolies au temps du prophète.

Dans certain pays l’ambiguïté est que les coutumes et les pratiques religieuses sont  reconnues par la loi. Même si des peines sont prévues pour le mariage forcé elles ne sont pratiquement jamais appliquées. Par compte  ce qui  est plus  certain en Afrique est les mariages traditionnels sont plus stables grâce à l’arbitrage des parents des deux cotés.

Bibliographies

Aroua (Dr), L’islam et le moral des sexes, Edition, OPU Ben Aknoun, 1990.

Al Bukhari, Al-Jami as -Sahih p.426 .K :67, B : 35, Al- Maktaba at -Tijariya al- Kubra in « sexe idéologie, Islam par Fatima Mernissi, p.30, Edition Tierce, 1983.

Blanc R., Le mariage en Afrique : Concepts et aspects démographiques, New York, Actes du Congrès international de la population, 1961.

Herskovits, cité par Dzagbe Cudjoue Calvoressi in African marriage yesterday and Today, colloque d’Abidjan, 3-4 juillet 1972, Nations Unies.  

Ignaz Goldziher, What is meant by Al-Jahiliya, Muslim studies, Chicago, Aldine Publishing Co., 1967, page 201.

Mernissi Fatima, Sexe, idéologie, Islam, Edition Tierce, 1983.

Pierre Faugeyrollas, modernisation des hommes; l’exemple du Sénégal, Paris, Flammarion, 1967, 236p.

 



[1] Source : Télévision Franco-Allemande ARTE, mai 2003

 

[2]  Certaines personnes  pensent  qu’elle est peut-être rejetée ou évitée par les hommes parce qu’elle est  habitée ou possédée par un esprit maléfique.

 

[3] DHS : site Internet Américaine consacré aux données sur les pays en développement

 

[4]  Les seins tombants de certaines femmes africaines sont du fait que les enfants sont  nourris  au sein et sevrés après deux ans.

 

[5] Source : Histoire racontée par Esi Mintah Ghansah, juin 2002

 

[6] Pollet et Winter G., la société  Soninké (de Dyahunu, Mali), Edition de l’université de Bruxelles (p.428) ,1972.

[7] Dagbani est une langue parlée par le peuple Dagbamba du Ghana

 

[8] Fatima Mernissi, Le harem politique, p. 152 Bouhari dit al Sahih (L’authentique) est en l, an 262 du calendrier musulman qui lui commence en 622. Il recueil des données prestigieux sur le prophète Mohammed.ll es t l’auteur de beaucoup de Hadiths (les énoncés et les exemples du prophète).

[9]  Leila, Mariée de force, Édition ,2004

 


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