L'humeur de Gaston: "Et si Dieu n'aimait pas les Noirs!"

Gaston Kelman
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Retrouvez une nouvelle chronique socio-culturelle de Gaston Kelman, auteur à succès. Cette chronique a pour titre: "Et si Dieu n'aimait pas les Noirs!". Bonne lecture.


Ce n’est pas moi qui le dit et je pencherais plutôt pour le contraire, comme je l’ai laissé entendre dans mon livre Les Blancs m’ont refilé… C’est le titre du dernier livre de Serge Bilé, journaliste ivoirien de la télé martiniquaise auteur du célèbre Noirs dans les camps nazis. En fait de Dieu, il décrit le comportement des dignitaires blancs du Vatican envers le clergé noir. Les Blancs seraient-ils Dieu ? C’est la première question que je me pose à la lecture du titre.

 

Après quelques flèches acidulées sur les misères du haut clergé noir en poste au Vatican, il aborde un thème brûlant : les pérégrinations des prêtres et religieuses noirs, envoyés au Vatican pour faire des études. Des sœurs seraient surexploitées quand elles rejoignent leurs congrégations romaines, travaillent dans des maisons de retraites aux emplois subalternes. Ceux qui sont là pour les études auraient de faibles bourses qui les obligeraient à travailler pour survivre. Résultat des courses, ils rateraient souvent leurs études et seraient invités à rentrer au pays. Beaucoup refuseraient de le faire et plongeraient dans la misère et la clandestinité.

 

Bilé affirme cependant que beaucoup travailleraient pour aider leurs familles du pays. Alors la question essentielle se pose. L’apostolat n’oblige-t-il pas à l’abandon des liens charnels pour le don total de soi à l’oeuvre de Dieu ? Nul n’est obligé d’être religieux. Pourquoi ne poursuivent-ils pas des études profanes pour trouver un emploi et aider logiquement leurs familles ? Alors sans le vouloir et sans s’en rendre compte, l’auteur porte une accusation sévère à ce clergé et à ces religieuses qui entrent dans les ordres comme on devient flic ou mercenaire.

 

Une fois les bourses coupées – pas celles auxquelles vous pensez, goujats - et souvent les papiers retirés, moult soeurs tourneraient péripatéticiennes. Je pense en particulier à celle-là qui avoue avoir trois clients : un prêtre blanc, un prêtre noir et un riche Italien. Le coût du coït à la tête du client : 400 euros pour le prêtre blanc, 300 pour le noir et jusqu’à 1000 pour le riche Italien. Pas la peine de sortir la calculette pour savoir qu’un tour de passes mensuel lui fait 1700 euros et deux tours 3400. Denier du cul bien confortable, équivalent du salaire de cadre ou de chef d’entreprise. Et si elle en fait trois… Apparemment, sa petite entreprise ne connaît pas la crise. A ce prix-là, avec un peu de pub, sûr que les vocations se multiplieraient et elle pourrait les fédérer et créer des succursales. Et d’entreprise, une autre sœur noire aurait ouvert une PME avec plusieurs filles qui gagneraient leur pain et surtout le sien à la sueur de leurs clitoris.

 

Une fois de plus, voici le drame de la misère des fils du continent le plus riche du monde : vénalité, détournement de fonds, sinon de vocation, âpreté au gain. Mes sœurs – dans les deux sens du terme – qui lisez ces lignes, ne commencez pas à saliver de la bouche et du vagin. Respectez vos vocations de fières Camers ou de dignes religieuses et pour la deuxième catégorie, respectez vos vœux de pauvreté, chasteté et obéissance. Mais je crains d’avoir plutôt suscité des vocations et je vous entends dire : cause toujours tonton !


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