LA MIGRATION DES MEDECINS ETRANGERS ET LEUR INTEGRATION AU QUEBEC

Betty Baba
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L’article concerne les problèmes des médecins étrangers pour s’installer au Canada notamment au Québec. Les médecins d’origine étrangère viennent au Canada pour exercer leur métier, mais c’est un vrai parcours du combattant lorsqu’ils arrivent. De déceptions aux désarrois les exemples abondent, essentiellement au Québec où la réglementation en matière d’installation et de l’exercice du métier de médecin est très stricte. Que les médecins viennent des pays développés comme la France, l’Allemagne, ou le Royaume uni c’est toujours la même situation car ils doivent prouver à nouveau qu’ils sont capables d’exercer le métier qu’ils ont pratiqué par fois depuis de nombreuses années dans leurs pays d’origine. L’objet de cet article est de sensibiliser les autorités politiques, le personnel de santé publique, les hommes politiques, le service d’immigration et le gouvernement québécois sur la situation paradoxale au Québec parce qu’on refuse de régulariser des professionnels capables alors qu’ils en manquent. Il serait souhaitable dans l’intérêt de tous de faciliter l’intégration des médecins étrangers en allégeant les barrières dans les milieux hospitaliers ou dans le domaine privé étant donnée l’attente des patients qui devient de plus en plus intolérable.





Question : Peut-on savoir qui est Yacoub ?

Réponse : Je suis un jeune Gabonais soucieux de vivre en paix dans un monde qui perd les valeurs essentielles telles que le respect de la parole donnée, la récompense au mérite, l’amour de l’autre. Je me décrirai aussi comme étant un scientifique tombé amoureux de la littérature.


Question : Comment êtes-vous tombé amoureux des mots ?

Réponse : J’ai toujours aimé la littérature, et ce depuis mes premiers pas à l’école. Mes lectures préférées étaient dans les nombreux textes de grammaire regroupés dans le livre de Français du cours élémentaire et du cours moyen paru aux éditions présence Africaine qu’on nous enseignait à Koula-Moutou, ma ville natale. Il y a bien entendu eu la poésie des grands auteurs Africains. Qui n’est pas tombé amoureux d’ « Afrique mon Afrique » ? Par la suite, j’ai fait la découverte de la littérature Française dans laquelle on trouvait bien la similitude entre l’engagement de Molière, à travers ses fables, et la détermination des auteurs Africains de la période coloniale. La ressemblance fut d’autant plus frappante entre Germinal d’Emile Zola et Les bouts de bois de Dieu de Sembene Ousmane. J’ai donc aimé l’écriture à travers son caractère universel, relatif et personnel. Elle immortalise son auteur en véhiculant perpétuellement ses idées et ses impressions. Elle est un vecteur d’échange sans pareil qui stimule un minimum d’intellect fort gratifiant pour le genre humain.


Question : Vous venez de publier l’ouvrage « La chute de Dagantar », premier livre de la série II intitulée « Les aventures du Schountari ». Qu’est ce qui a inspiré l’histoire de ce livre ?

Réponse : Je dois dire que l’histoire de ce livre est probablement le fruit de toutes les expériences vécues ou nées de mon subconscient. Comme le voyageur en quête d’aventure, je prends ma plume sans jamais savoir où elle me mène. Ce livre est à mon image : universel et tolérant. Certains reconnaîtront le genre fantastique avec des créatures imaginaires, d’autres y trouveront des légendes Vikings à travers le froid, la mer et les bâtisses décrites. Enfin, il y a bien sûr de l’Africain à travers le descriptif de mon héros multicolore. Mais que personne ne se méprenne car ce livre n’est qu’une infime partie de cette épopée dont l’aventure continue. Par la suite, l’on s’apercevra aisément que tous les peuples de notre monde s’y retrouveront à travers le cadre du livre qui changera en même temps que les personnages. Mais au delà du fond, il y a la forme. Amoureux des mots et donc de la poésie, je me suis acharné à écrire plusieurs poèmes et chants dont je laisserai chaque lecteur en choisir le rythme. C’est aussi ça la liberté que nous offre la lecture.


Question : Qu’est ce qui démarque votre œuvre du roman africain « classique » ?

Réponse : Comme je l’ai dit précédemment, je ne revendique aucune Africanité dans la mesure où je le suis et je le vis. Pour citer un auteur Africain, je prendrai le cas de Wole Soyinka qui dit un jour : « Le tigre ne clame pas sa Tigritude. Il bondit sur sa proie et la dévore. » Cette citation illustre bien mes idées car je pense que l’époque de la négritude doit désormais être derrière nous. Nous sommes Africains et fiers de ce que nous sommes. Nous le vivons et l’apprécions. Clamer sans-cesse à autrui ce que l’on est reflète plutôt un manquement que l’on souhaiterait combler. Si la négritude a eu son sens à une certaine époque où l’on nous a pris pour des sous-hommes, je crois désormais que les choses ont bien changé depuis. Il y a à présent des Noirs à la NASA ou au CNRS. Barack Obama dirige bien les Etats-Unis. Mon livre est comme la pensée de Senghor qui prônait pour une civilisation de l’universel. J’y évoque tous les thèmes qui ont frappé tous les peuples à un certain moment de leur histoire : la guerre, la paix, l’abondance, le racisme, le pouvoir, le courage des hommes… Je dirai donc pour conclure que je fais partie de ceux là qui pensent comme Gaston Kelman et qui estiment qu’il est temps qu’un Noir s’illustre dans un autre combat que celui du rappel de ces origines. Je suis un vrai Africain avec du sang Malien, Tchadien, Ivoirien et Gabonais qui coule dans mes veines. J’aime le manioc et le N’dolet, je parle trois langues Africaines et je vis aujourd’hui dans mon pays le Gabon que j’aime. Mais je suis aussi un citoyen du monde qui a grandi en regardant les mangas Japonais, qui adore la cuisine Française et qui porte des Jeans Américains. J’ai donc le droit de m’identifier dans un contexte culturel plus universel où l’acceptation de l’autre doit être le principal combat. Je dis alors qu’il est temps qu’on arrête les stéréotypes réducteurs qui décrédibilisent nos auteurs dès que ceux-ci veulent s’affranchir du poids de ce lourd héritage appelé négritude.




Question : De quel genre littéraire vous rapprochez vous ?

Réponse : Sans prétention aucune, je crois être un pionnier en la matière car du fait de cet universalisme dont je me réclame, mon œuvre ressemble à la fois à tout et à rien. Mais que les choses soient claires : il ne s’agit là que d’une fiction dont le but est de distraire le lecteur. J’invite donc chacun à le lire.


Question : Votre livre est-il distribué en Afrique ?

Réponse : Pour l’instant non, malheureusement. Je dois penser à un réseau de distribution d’une part, et d’autre part à préparer les foules à ce genre littéraire.


Question : Où peut-on se le procurer ?

Réponse : L’on peut se procurer ce livre soit à la FNAC au rayon fantastique, soit en ligne sur le site officiel de mon éditeur Publibook : http://www.publibook.com/boutique2006/detail-4288-PB.html


Question : Quels sont vos projets en cours ?

Réponse : Je travaille dans mon pays en tant qu’Ingénieur et je dois vous avouer que ça me prend pas mal de temps. Mais j’arrive cependant à me concentrer sur la suite des Aventures du Schountari. A ce jour, j’en suis à l’écriture du troisième tome. Le second est en attente d’édition.


Question : Pour finir, un message à faire passer ?

Réponse : J’ai passé mon temps à dire que je ne prônais aucun communautarisme. Mais je finirai cette interview en adressant un message aux jeunes issus de la diaspora Africaine vivant en occident en général. J’invite chacun d’entre vous à cesser de croire à la fatalité et de trouver d’autres excuses à nos échecs. L’on vit une ère nouvelle dans laquelle les vieux démons du passé n’ont plus leur place. Certes l’on doit toujours se rappeler de notre histoire car nos valeurs y sont profondément attachées. Mais l’on doit aussi s’en servir comme exemple afin d’éviter de commettre les mêmes erreurs qui ont tant fait souffrir le peuple Noir. Barack Obama nous a démontré que nous avons aussi notre place dans ce monde et qu’il suffit simplement de montrer nos compétences. Alors levons-nous et travaillons !




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