Verre cassé d'Alain Mabanckou.

Sarah MODY
Note des utilisateurs: / 3
MauvaisTrès bien 
Il me faut faire un sort à celui que j’ai découvert l’année dernière, et je n’ai pas été la seule : Alain Mabanckou.


Verre cassé m’a ravie, que dis-je ensorcelée… L’ouvrage est mince, c’est une après midi de lecture mais quelle après midi !

Verre cassé est le personnage éponyme de cette épopée fantasque. Verre cassé est un pilier du bar « le Crédit a voyagé » qui se fait le réceptacle de tous les destins qui se croisent dans ce bar congolais et qu’il confie dans un petit cahier avant de livrer sa propre histoire.

C’est rabelaisien. Du grotesque, du truculent et un phrasé qui vous emporte malgré vous. On glisse littéralement dans ce bouiboui mal famé et on s’y sent bien à tel point que l’on redoute à chaque page tournée la fin de l’ouvrage.

Procédés farcesques aussi les histoires sont hautes en couleurs : Scène de concours de pisse ou encore personnage en couche culotte ; tout est terriblement drôle et émouvant. J’ai ri, pleuré et encore ri.





C’est exquis malgré une tendance à l’essoufflement, et ce à double titre, d’abord littéralement parce que le roman étant dépourvu de ponctuation, son rythme très soutenu, il demande au lecteur une certaine endurance ensuite les anecdotes se raréfient à la toute fin de ce roman.

Il faut le lire absolument. Prescription faite.





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