Le système éducatif allemand par le professeur Elie Mavoungou.

S.M.B
Note des utilisateurs: / 19
MauvaisTrès bien 
Dans la rubrique 'Cursus Scolaire', le professeur Elie Mavoungou nous fait un portrait du système éducatif allemand. Ce portrait est riche d'enseignements pour des personnes désireuses d'étudier en Allemagne mais aussi, pour notre culture générale. Elie Mavoungou est professeur d’immunologie. Il est enseignant chercheur à l’Institut de Médecine Tropicale de l’Université Karl Eberhard de Tübingen, en Allemagne. Le professeur Mavoungou est membre du réseau maladies vectorielles de l’AUF et, responsable du Département d’Immunologie de l’Unité de Recherches Médicales de l’Hôpital Albert Schweitzer de Lambaréné (Gabon).













LE SYSTEME EDUCATIF ALLEMAND

Du Kindergarten à l’Universität





Professeur Elie Mavoungou, PhD











I-/ La Bildung ; l’éducation


Le système éducatif allemand repose sur un concept dit de la Bildung. Cette notion associe l’acquisition du savoir au développement de soi. L’enfant doit, selon ce concept, grandir et se développer selon son propre rythme et ses talents individuels. D’une certaine manière, l’enfance est idéalisée comme un petit paradis. C’est ainsi au monde adulte et aux zones dans lesquelles les enfants sont présents de se réorganiser autour d’eux, en fonction de ce que l’on peut considérer comme étant leur rythme et leurs besoins. L’éducation allemande ne met pas l’accent sur la transmission du savoir, mais plutôt sur l’épanouissement de la personnalité de l’enfant. Elle vise à former des enfants équilibrés et aptes à vivre en collectivité. A l’opposé, dans la culture française par exemple, la tendance est de voir dans l’enfant, le futur adulte et de le traiter comme tel. Cette idée de base à l’origine de système éducatif allemand se manifeste dans toutes les étapes de la vie scolaire. En parlant du système éducatif allemand, il est essentiel de considérer que l’éducation, ou Bildung, est un domaine qui relève de la compétence des Länder. Il n’y a pas de ministère de l’éducation au niveau national, chaque région décide par elle-même. Aussi bien les désignations pour chaque type d’école que le contenu de ces termes se différencient de région à région. Il est donc possible de trouver des variations significatives selon les lois de chaque Land. Le système scolaire allemand est fondamentalement subdivisé en trois grands groupes de niveau : le Kindergarten, le Grundshule et un bloc hétérogène composé de Hauptschule, Realschule, Gymnasium et Gesamtschule. La principale caractéristique de ce système est que l’orientation très précoce a lieu à la fin du Grunsdschule, lorsque l’enfant a dix ans.

I-/ Le Kindergarten ou le jardin d’enfants


Le Kindergarten est l’équivalent du jardin d’enfants du système français. Ces établissements reçoivent les enfants de 3 à 5/6 ans. En matière de structures d’accueil de la petite enfance, l’Allemagne bénéficie d’une longue tradition mais souffre d’un déficit quantitatif. C’est un enjeu prioritaire du gouvernement ces dernières années. Il y a en Allemagne peu de crèches et de nourrices. A La fin de l’année 2002, l’Allemagne comptait près de 200.000 places de crèche. Il y avait ainsi des places en crèche pour seulement 3% d’enfants âgés entre six mois et trois ans. La relation entre le nombre d’enfants en âge d’aller à la crèche et les places disponibles, diffère nettement entre les anciens Länder, où seulement 3% d’enfants de cette tranche d’âge obtiennent une place, et les nouveaux Länder de la République fédérale où jusqu’à 37% d’enfants obtiennent une place.

A la naissance d’un enfant, les mères allemandes s’arrêtent de travailler pour pouvoir s’occuper elles-mêmes de leurs enfants. Cette pratique, même si elle est encore très répandue, est entrain d’évoluer. La nouvelle loi sur le développement des structures d’accueil (Tagesbetreuungsausbaugesetz), adoptée par le parlement en 2004, prévoit d’élargir considérablement l’offre des possibilités de garde de la petite enfance d’ici à l’an 2010. Dans le cadre du programme de réforme, 230.000 places supplémentaires doivent être créées. De plus en plus de mères actives cherchent à concilier leur vie professionnelle avec la famille, et à réduire leur congé parental d’éducation à un minimum. Bien que la loi allemande sur le congé parental, réaménagée en 2001 permette aussi aux hommes de prendre un congé parental, ou de réduire leur temps de travail, seulement 2% des pères en ont bénéficié en 2002 selon les données du ministère fédéral de la famille. Le Kindergarten ou jardin d’enfants reste à ce jour le premier lieu d’accueil de l’enfant à partir de trois ans. Depuis la loi de janvier 1999, chaque enfant a droit, dès l’âge de trois ans et jusqu’à son entrée dans le système scolaire, à une place dans un jardin d’enfants. L’offre couvre ici 90% de la demande, sachant que l’inscription à un jardin d’enfants n’est pas obligatoire. Le concept du libre développement de la personnalité se traduit au niveau du Kindergarten par diverses caractéristiques qui ressemblent aux crèches françaises. Le Kindergarten propose un certain nombre d’activités communes et des journées à thème pour fêter diverses manifestations tels le Carnaval, l’Avent ou l’été, et des projets ou des sorties comme une visite chez les pompiers ou à la police. Le concept clé du Kindergarten allemand est de disposer d’un espace de créativité où l’enfant peut découvrir son environnement dans le cadre du Freies Spiel ou jeu libre. Ainsi, les enfants choisissent de manière autonome l’activité qu’ils ont envie de faire. Les institutrices encadrent les enfants mais aucune activité n’est imposée. Le Kindergarten ne se voit donc pas en premier lieu comme une institution qui prépare les enfants à la réussite scolaire, mais constitue un espace de découverte, un espace de jeu et initie les enfants à la vie collective. L’idée de base est de permettre aux enfants de développer leurs capacités individuelles, de s’intégrer dans la communauté d’un groupe et de fortifier leur confiance en eux ainsi que la tolérance et le respect des autres. Pour les enfants dont les parents sont actifs, il y a notamment dans les villes, la possibilité de les inscrire dans un Hort, ou garderie, qui accueille les enfants l’après midi, et où les enfants peuvent déjeuner.

L’école primaire se situe dans la lignée du Kindergarten. L’accent est mis sur l’éducation à l’autonomie des enfants. Des discussions de classe et des méthodes de travail en petits groupes ont pour but d’inciter les enfants à développer leur propre opinion, à être critique et à défendre leur point de vue dans une discussion tout en respectant l’avis de l’autre. On accorde une grande importance à l’éducation à la démocratie, au respect de l’environnement, à la santé et à l’ouverture d’esprit vers le monde.


II-/ Le Grundschule ou l’école primaire


L’école publique

L’école publique allemande est gratuite et obligatoire jusqu’à l’âge de seize ans.

Dans un monde où la communication au niveau international est un enjeu primordial, l’apprentissage des langues étrangères représente une partie importante de l’enseignement. Afin de déjà sensibiliser les plus petits à l’importance de ce sujet, la Conférence des ministres de l’éducation et des affaires culturelles des Länder fait la promotion de l’enseignement d’une langue étrangère de manière ludique dans les écoles primaires. En moyenne, environ 21% des écoliers de l’école primaire suivent des cours de langues étrangères, parmi eux 74% ont appris l’anglais, 15% le français 6% l’espagnol. Toutefois, l’apprentissage des langues étrangères et la sensibilisation à d’autres pays et à leurs cultures restent très présents pour les plus grands. En raison des résultats relativement faibles que l’Allemagne a obtenus lors de l’enquête internationale PISA de l’OCDE en 1997, la Conférence des ministres de l’éducation et des affaires culturelle des Länder a élaboré puis introduit des directives dans l’enseignement et la formation pour toute l’Allemagne. Les Allemands entendent ainsi augmenter l’efficacité de leur système éducatif en introduisant par exemple une évaluation régulière des résultats scolaires. Les standards définis lors des conférences annuelles des ministres se réfèrent par exemple aux principes de base d’une matière, notamment pour l’allemand, les mathématiques et l’apprentissage de la première langue étrangère. Les compétences et les connaissances que les enfants sont censés acquérir jusqu’à la fin de l’année sont ainsi définies. Il peut aussi être proposé pour le travail pédagogique, des repères comme les méthodes d’apprentissage ou Lernmethoden. Le système scolaire allemand se trouve actuellement dans une période importante de changement et de modernisation. Dans le cadre de l’agenda 2010, le gouvernement fédéral a lancé une grande réforme éducative qui poursuit à la fois l’objectif d’améliorer la formation et l’accompagnement des enfants, et une nouvelle politique familiale permettant de mieux concilier la famille et la vie professionnelle des parents. Afin de créer une infrastructure de garde adaptée, le gouvernement mise sur un nouveau concept d’école toute la journée. Il est prévu, dans ce cadre, de développer et d’élargir considérablement le nombre des écoles à plein temps d’ici à 2010 à l’aide d’importantes subventions de l’Etat fédéral. Actuellement, et selon le ministère fédéral de l’éducation, seulement 5% des écoles publiques proposent l’école toute la journée en Allemagne. Le système scolaire à plein temps est compris aussi comme pouvant aider à faciliter l’intégration des enfants étrangers. Ces derniers bénéficieraient de beaucoup plus de temps de partage avec leurs camarades.

En Allemagne, l’école primaire s’étend sur quatre années scolaires désignées par les classes 1 à 4. Chaque classe regroupe environ 25 élèves. Normalement, une classe garde sa maîtresse ou son maître pendant deux, voire quatre ans. Ce n’est que pour les matières comme l’art, la musique et le sport qu’une classe change de maîtresse ou de maître. Les élèves ne portent pas d’uniforme. Le système d’évaluation prévoit des notes de 1 à 6 ; la meilleure note étant 1.


L’orientation

Au bout de quatre années de fréquentation de l’école primaire, les enfants choisissent ensemble, avec leurs parents et leur enseignant la filière scolaire la plus appropriée pour eux : le Hauptschule, le Realschule, le Gymnasium ou le Gesamtschule, une des quatre filières qui les conduisent à différentes professions ou formations supérieures. Cette orientation précoce est en totale contradiction avec le concept même de la Bildung car l’enfant est orienté très tôt alors qu’il n’a pas encore développé toutes ses compétences. Il y a six semaines de vacances annuelles. Il y a une semaine de vacances en automne au mois d’octobre, deux à noël, deux à Pâques et deux pendant la pentecôte, pour alléger la période de cours.


III-/ Le Hauptschule ou l’école secondaire générale


Le Hauptschule comprend les classes de 5 à 9. On y dispense une formation générale composée de cours théoriques et de nombreux cours pratiques. Les élèves y apprennent l’anglais en général. En définitive, le Hauptschule a pour objectif de préparer les élèves à l’apprentissage. A la fin de leur formation, lorsque les élèves ont bien travaillé, ils obtiennent un certificat de fin de scolarité dénommé Hauptschulabschluß qui leur permet de continuer leurs études par une formation professionnelle ou de commencer une vie active professionnelle.


IV-/ Le Realschule ou le collège d’enseignement secondaire


Il commence en classe 5, à environ onze ans, et se poursuit jusqu’en classe 10. Les enseignements proposés au Realschule sont plus complets et plus approfondis qu’au Hauptschule tout en restant une formation générale. Les élèves y apprennent l’anglais. En classe 7, l’équivalent de la 5ème du système français, il est également possible d’orienter sa formation vers les sciences, l’économie ou les langues vivantes avec l’apprentissage d’une deuxième langue étrangère qui est souvent le français ou l’espagnol, ce qui diversifie et approfondit les enseignements dans le domaine choisi. L’obtention de l’examen de fin de formation appelé Mittlere Reife permet aux élèves de passer dans les filières de formation qui conduisent à une qualification professionnelle dite Fachoberschule ou Abendschule, ou à des lycées pour obtenir un certificat permettant d’accéder aux écoles supérieures de technologie ou Fachhochschule. Les élèves du Realschule qui ont un bon niveau ont également la possibilité d’aller dans un lycée et de passer le baccalauréat. L’Allemagne compte plus de 3000 Realschulen fréquentés par plus de deux millions d’élèves selon l’office fédéral des statistiques.

Les diplômés du Hauptschule et du Realschule envisagent généralement une formation professionnelle. Le système dual propose des apprentissages de trois ans sous contrat dans une entreprise. Cette formation pratique est complétée par des enseignements généraux et technologiques dans une école professionnelle ou Berufsschule. Au cours de cette formation, les apprentis touchent une indemnité mensuelle fixée selon les conventions collectives. Les jeunes ayant terminé l’apprentissage d’un métier sont des travailleurs qualifiés. Malgré la situation économique difficile actuelle, l’apprentissage est une forme de qualification professionnelle qui a fait ses preuves en Allemagne.


V-/ Le Gymnasium ou le lycée


Le Gymnasium correspond au système français du collège/lycée. Il propose une formation générale qui dure, selon les Länder de huit à neuf ans, soit de la classe 5 à la classe 12/13. L’enseignement dispensé au Gymnasium débouche sur le baccalauréat allemand appelé : Abitur. Durant les deux dernières années du Gymnasium, les élèves peuvent se spécialiser dans certaines matières tout en continuant d’autres matières obligatoires, notamment les mathématiques, l’allemand, l’histoire etc. Cette spécialisation encore appelée Leitungskurse a pour but de faciliter l’accès des élèves à l’enseignement supérieur. Les règlements concernant le choix de ces cours intensifs et les matières obligatoires au baccalauréat varient considérablement selon les Länder. L’obtention de l’Abitur confère l’octroi d’un diplôme appelé : certificat général d’accès à l’enseignement supérieur ou : die allgemeine Hochschulreife. Il y a près de 3500 lycées dans le territoire fédéral.


VI-/ Le Gesamtschule


Ce dernier type d’école réunit en son sein, les trois filières scolaires précédemment décrites (Hauptschule, Realschule et Gymnasium). Selon leurs capacités individuelles, les élèves suivent à partir de la 4ème classe, puis à partir de la 6ème classe des cours de niveaux différents dans certaines matières tels les mathématiques, l’anglais, l’allemand etc… Ils peuvent aussi approfondir leurs connaissances selon leurs intérêts et selon leurs points forts. Les élèves peuvent choisir parmi des options obligatoires : langues vivantes, sciences naturelles, technologie, musique, arts plastique. Les autres matières sont enseignées à toute la classe. Cette forme d’école a pour but d’éviter une orientation trop précoce.


VII-/ Les universités


Les universités allemandes sont à la fois des centres de formation, des centres de recherche indépendants et des écoles supérieures de technologie ou Fachhocshule. Elles attirent de nombreux étudiants étrangers. Depuis le processus de Bologne lancé en 1998, le système universitaire allemand connaît de profondes mutations. Lors de ce sommet européen, les ministres de l’éducation européens se sont mis d’accord sur une grande réforme universitaire qui a pour but d’harmoniser les systèmes universitaires européens et d’assurer une bonne qualité des formations proposées. Dans le cadre de ce programme, il est prévu de créer, à côté des cursus conduisant aux diplômes traditionnels, des cursus échelonnés : le Bachelor et le Master, d’ici à l’an 2010. Le but de cette réforme est d’augmenter la mobilité des étudiants et de faciliter la reconnaissance internationale des diplômes. Depuis, le nombre de cursus de Bachelor/Master s’est considérablement accru. On compte à ce jour plus de 2200 nouveaux cursus. Cette nouvelle évolution sur les campus allemands attire également les étrangers dont la part s’est accrue.


Le système universitaire allemand n’est pas centralisé. Il incombe à la compétence des Länder.

A ce jour, faire ses études dans une université publique allemande est gratuit. A l’inscription, l’étudiant ne paie que les frais d’inscription. Mais depuis quelques années, un grand débat a été lancé sur l’introduction de frais d’études afin d’en améliorer la qualité des enseignements et de moderniser l’université. Il s’agit d’un sujet très controversé entre partis politiques, étudiants et la société civile. La question est d’autant plus délicate que ce sont les Länder qui sont compétents et qui prennent les décisions en la matière.


En outre, le système universitaire allemand ne connaît pas le modèle hiérarchique des grandes écoles et des universités du type français. Il existe le modèle des Fachhochschulen qui proposent principalement des cursus s’adressant aux futurs ingénieurs. Leurs formations sont très orientées vers la pratique professionnelle. Les étudiants effectuent régulièrement des stages professionnels intégrés dans leurs études, notamment dans le domaine de la technologie. Pour accéder à un Fachhochschule, le baccalauréat n’est pas obligatoire, mais un certificat des filières professionnelles est nécessaire. Il permet ainsi aux diplômés du Realschule de poursuivre des études supérieures.


Pour accéder à l’université, le baccalauréat est requis. L’accès est libre pour certaines disciplines. Pour d’autres telle la médecine, la pharmacie, la psychologie…, un système de sélection par numerus clausus est mis en place. La note moyenne obtenue à l’Abitur ou à l’examen de fin d’études secondaires équivalent est alors très importante. Dans certaines filières, l’admission est régulée par un organisme central : Zentralstelle für die Vergabe von Studienpätzen (ZVS).

L’année universitaire est répartie en deux semestres dont environ trois mois et demi de cours chacun. Le semestre d’hiver commence en général en octobre, et le semestre d’été en avril. Les périodes exemptes de cours, de mi-février à mi-avril et de mi-juillet à mi-octobre, sont prévues pour approfondir les connaissances acquises, rédiger des dossiers (Hausarbeiten) ou des exposés et pour préparer les partiels. Il n’y a pas de semaine de révisions sans cours avant les partiels. Certains étudiants cherchent même un petit travail durant cette période.


A la fin de chaque semestre et si l’étudiant a bien travaillé, il obtient un Schein ou justificatif pour les cours magistraux (Vorlesungen) ou les travaux dirigés (Seminare) auxquels il a participé. Le nombre de Schein à obtenir varie selon la filière choisie. Un étudiant peut choisir le temps qu’il souhaite employer pour passer son Schein. Cependant certains Schein sont limités dans le temps. L’étudiant a ainsi une très grande liberté quant au choix et à la durée de ses études. Les partiels ne sont pas tous à la fin du semestre. Ils peuvent avoir lieu pendant la période exempte de cours et donc pendant les vacances. Tous les étudiants qui ne peuvent justifier d’une aide financière pour leurs études, fixée en fonction des ressources de leur famille, peuvent faire la demande du Bafog, une aide de l’Etat que l’étudiant touche et qu’il ne doit rembourser que partiellement lorsqu’il aura commencé une activité professionnelle.


Le restaurant universitaire allemand est la Mensa. Il propose différents plats, des repas traditionnels régionaux mais aussi des mets exotiques lors des semaines internationales. Les étudiants végétariens sont de plus en plus nombreux en Allemagne. Les restaurants universitaires répondent à cette évolution gastronomique en proposant au moins un plat végétarien chaque jour. Un autre phénomène courant chez les étudiants allemands est la prise de brunch avec des amis lors d’un intercours ou le week end. Il est ainsi courant d’inviter des amis à prendre le petit déjeuner allemand, véritable grand déjeuner, chez soi ou de le prendre dans un de nombreux cafés qui en proposent une grande variété.


Pour pouvoir faire les études qu’il souhaite, l’étudiant allemand déménage dans la ville où l’offre de filières lui convient. Il peut aussi se rendre dans la ville universitaire où son dossier a été accepté. Il est donc assez répandu d’habiter en colocation ou dans une résidence universitaire. Cela implique une grande mobilité des étudiants. Ils quittent la maison et ne rentrent pas souvent le week end. Ils vivent par conséquent souvent en autonomie complète loin de leur famille.





VI-/ En guise de conclusion


Le système éducatif allemand est animé par la recherche de performance. Les élèves les moins bons sont séparés des autres très tôt à la fin du cycle primaire. Le gouvernement allemand n’a que des compétences très limitées dans le domaine de l’éducation. Ce sont les Länder qui détiennent le vrai pouvoir de décision et qui l’exercent en toute autonomie. Le contrôle final des études secondaires, Gymnasium, est le baccalauréat ou Abitur. Il conduit à de hautes études d’enseignement général. L’Abitur est décerné en tenant compte à la fois du contrôle continu, depuis l’entrée de l’élève au Gymnasium, et des résultats aux examens. Délivré sous la responsabilité des Länder, il est néanmoins reconnu au niveau national et permet une candidature dans toutes les universités. L’implication des entreprises dans la formation professionnelle est très forte.


Le point fort du système éducatif allemand réside dans le fait d’une part, qu’il concerne une proportion très élevée des jeunes. Les sortants du système scolaire et les abandons en cours de formation sont très rares. D’autre part, ce système permet d’accéder, par la formation continue, à des niveaux de qualification supérieure.

Rétrolien(0)
Commentaires (0)Add Comment

Ecrivez un commentaire

Vous devez être enregistré pour écrire un commentaire.

busy