La Fondation Raponda Walker et la revue 'Palabres Actuelles'

S.M.B
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Le professeur Guy Rossatanga-Rignault est le Président de la Fondation Raponda Walker basée à Libreville. Cette fondation vient de sortir la revue « Palabres Actuelles » qui se veut être ouverte au monde. Découvrez et encouragez avec nous, l’initiative de ce professeur gabonais.


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AfrikInterview : Guy Rossatanga-Rignault


- Vous êtes le Président de la Fondation Raponda Walker. Pouvez-vous la présenter aux internautes?

La FRW pour la science et la culture est une institution privée qui a été créée, il y a bientôt quinze ans pour perpétuer l’œuvre d’André Raponda-Walker, premier savant gabonais et, par ailleurs, premier prêtre catholique romain gabonais. De façon plus générale, la FRW est un opérateur culturel et scientifique agissant, notamment par le biais de son département Edition, à la promotion de la science et de la culture au Gabon.

A cet égard, avec plus de 70 titres au catalogue, les Editions Raponda-Walker sont, de loin, la première maison d’édition gabonaise.

- Quelles sont ses différentes collections ?

Les ERW étaient à l’origine spécialisées en sciences sociales. Depuis quelques années, nous avons commencé à constituer un catalogue plus généraliste. De sorte qu’aujourd’hui, les ERW compte 8 collections : « jaune » (hommes et sociétés), « rouge » (droit-politique-économie), « mauve » (fictions », « verte » (vécu), « blanche » (praxis), « rouge et noir » (traditions), « sciences et techniques » et « marron » (L’Essentiel). Cette dernière collection vise à produire des ouvrages didactiques à destination des étudiants en leur offrant, en 100 pages, l’essentiel d’une discipline.

- « Palabres actuelles » est la revue qui vient d’être lancée par les Editions Raponda Walker. Qu’est-ce qui a motivé le lancement de cette revue ?

La FRW a voulu par cette action contribuer modestement à la visibilité de la recherche scientifique au Gabon. Car, c’est un fait que les chercheurs locaux sont confrontés à un réel problème en terme de support de publication. Certes, il existe dans les universités et centres de recherche un certain nombre de revues. Mais leur viabilité et leur visibilité est pour le moins problématique du fait d’une périodicité relativement aléatoire.

-  Est-elle ouverte aux chercheurs du monde entier?

Parfaitement. Il s’agit certes d’une revue gabonaise, visant d’abord à régler un problème gabonais. Simplement, la science est universelle et elle n’évolue que par l’échange et la confrontation avec les autres.

Dès lors, tout en étant prioritairement ouverte aux chercheurs gabonais, elle n’est en rien fermée à ceux d’autres horizons d’Afrique, d’Occident ou d’Asie comme le montre du reste son comité scientifique dans lequel se retrouve des chercheurs d’universités gabonaises, africaines, européennes, américaines et asiatiques.

- Dans quelles perspectives s’inscrit-elle ?

Palabres actuelles s’inscrit, pour l’essentiel, dans une double perspective : promouvoir la recherche en sciences humaines et sociales en Afrique et participer à l’ouverture d’espaces de débats libres et exigeants au sein de la communauté académique.

- De quoi parle ce premier numéro?

Intitulé « Identité, identités », il est consacré à une problématique qui nous apparaît essentielle aujourd’hui et certainement demain, celle de l’identité (quelle soit nationale, culturelle, ethnique…). La preuve en est que la France en est aujourd’hui à avoir un ministère dit de l’identité nationale comme d’autres ont un ministère de la lutte contre le sida ; c’est bien la preuve que la question de l’identité fait problème.

- La recherche africaine peine à se donner une visibilité à l’échelle internationale. A quoi attribuez vous cela?

Il y a de nombreux facteurs dont les plus importants tiennent à la place qu’occupe l’Afrique dans la marche du monde et dans les échanges mondiaux (commerciaux, culturels…), aux difficultés matérielles des chercheurs et de la recherche en Afrique, autant qu’à certains comportements des acteurs de la recherche eux-même.

- Que préconisez-vous pour conférer à la recherche universitaire africaine une présence plus significative dans le monde concurrentiel de la recherche ?

Nous n’avons ni programme ni solution miracle. Note direction en la matière tient en un leitmotiv : Exister. Exister notamment dans les lieux où se fabrique la pensée d’aujourd’hui, notamment sur la toile mondiale. J’en profite par ailleurs pour louer l’action de sites comme afrikibouge, dont les ressources ne me semblent pas encore bien comprises par les chercheurs africains.

- Où peut-on se procurer « Palabres actuelles » ?

A la Fondation Raponda-Walker à Libreville, dans les librairies de cette ville, pour ceux qui sont au Gabon. Et, par correspondance pour les autres, en attendant l’aboutissement de négociations avec des distributeurs à l’extérieur.

- Votre lieu de vacances préféré au Gabon ?

Dans mon village familial d’Izolwè, sur l’Ogooué, à 50 kilomètres de Lambaréné et 100 de Port-Gentil dans un environnement relativement préservé entre forêt et eaux, avec les grands lacs du Gabon à portée de vue. Cela dit, croyez-moi, des lieux de toute beauté, il y en a à la pelle au Gabon, du Nord au Sud, de Minkébé à Loango en passant par les Plateaux batéké et la Lopé.

- Quelques mots pour qualifier Libreville …

Belle et agréable malgré tout !






www.afrikibouge.com

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