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Konaté Mohamed.

- Peut-on savoir qui est Mohamed Konaté?
Je suis un jeune artiste malien, né le 22/09/1978 à Bamako (Mali).
Après avoir aimer le dessin et le bricolage des objets, j’ai intégré le monde des arts plastiques après le DEF en 1998, en entrant à l’institut National des Arts de Bamako (INA), section arts plastiques. Après le cycle de l’INA, j’ai enseigné les arts plastiques à l’Institut de Formation des Maîtres de Gao (IFM-G) de 2001 à 2005. Depuis octobre 2005, j’étudie au Conservatoire des Arts et Métiers Multimédia BALLA FASSEKE KOUYATE de Bamako en section Multimédia.
- Vos œuvres artistiques touchent la peinture, la vidéo et la photographie. Pourquoi cette sensibilité plurielle ?
C’est parce que je suis peintre de formation et amateur de photographie (par amour). Depuis ma rentrée au conservatoire, j’ai acquis des connaissances dans la photographie et la vidéo de manière professionnelle. C’est dire que, je suis photographe et vidéaste grâce au conservatoire. Ceci fait que je peux m’exprimer avec ces trois mediums qui sont pratiquement identiques d’où ma sensibilité plurielle observée dans mes œuvres artistiques.
- Le tableau « La femme rurale » a obtenu le Grand prix du marché national des arts du Mali. Quel message exprime cette toile ?
Elle exprime l’effort que les femmes fournissent en milieu rural afin de survenir aux besoins de la famille (préparer les repas et l’apporter au champ, chercher de l’eau au puit, chercher du bois, faire la lessive). Elles doivent donc être vues et remarquées dans la société parce qu’elles sont braves. C’est la raison pour laquelle elles doivent toujours être aidées. Tel est le message exprimé par cette toile.
- De quoi parle votre vidéo « Attraction » ?
C’est un phénomène qui m’a paru bizarre et difficile à expliquer. Mais pourtant, qui existe et qui est vrai. Cette œuvre laisse apparaître une certaine originalité d une œuvre interactive qui met en scène des billes et des ballons qui s’attirent, s’entrechoquent et se propulsent en l’air : c’est un phénomène tout à la fois fascinant et très révélateur. Ces moments de pulsion et de l’impulsion, d’attirance, de repousse, de calme et de révolte sont tout juste le reflet de la société dont chacun à la possibilité d’interpréter à sa propre guise.
- Parlez nous brièvement de « GO AFRICA» ?
Nous sommes à un moment intense de l’Union Africaine ; cette œuvre est faite pour faire remarquer cet enjeu et encourager les dirigeants dans leur lutte car, c’est la seule porte de sortie pour l’Afrique.
- Vit-on correctement de l’art au Mali?
Non, car 75% des artistes maliens font autre chose pour survivre.
- Vous avez participé à la biennale de Dakar. Quels enseignements tirez vous d’un tel évènement?
Le Dak’Art est un grand évènement africain, mais qui doit être revu du côté de l’organisation car, j’ai été victime de la mauvaise organisation. Parce que mon œuvre n’a pas été exposé à temps et mieux, deux jours après l’exposition de mon œuvre, elle à disparue dans le stand d’exposition. C’est vraiment une chose inimaginable.
Le Dak’Art à été pour moi une grande expérience dans le cadre des échange entre les artistes de différents horizons. Ce qui m’a permit de comprendre d’autre réalité. La confrontation des œuvres me faisait vivre dans un grand village ou chaque famille à sa propre réalité mais à la recherche du même objectif :(….). La diversité des sujets et des techniques m’a donné une ouverture sur l’Afrique. Chaque artiste à généralement traiter son sujet en fonction de sa propre réalité et des réalités actuelles.
- A quand votre prochaine exposition?
Depuis mon retour de Dakar, j’ai commencé à préparer une exposition dont le thème reste un secret pour le moment. Quand le financement ne me fera plus défaut, je souhaiterai faire une exposition itinérante en ciblant quelque pays de la sous région. Je compte la faire en début juillet.
- Comment faire pour se procurer vos œuvres ?
En m’appelant sur le (223) 637 96 92, en m’envoyant un mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
ou en contactant le Conservatoire des Arts et Métiers Multimédia sur le (223) 222 02 17.
- Votre lieu de vacances préféré ?
Ségou, au Mali
- Pour finir, un message à faire passer?
Que l’Afrique reste ce qu’elle est. Préservons ce que nos aïeux nous ont légué. Qu’on ne se laisse jamais influencer par ce qui ne nous appartient pas. Oeuvrons pour la révolution de l’art en Afrique.

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