Ingrid Etoke ou le dynamisme d'une femme africaine.

S.M.B
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Ingrid Etoké est une jeune femme camerounaise dont les compétences couvrent aussi bien la biochimie que le marketing. Elle a décidé de rentrer au Cameroun où elle travaille comme coordinatrice marketing dans un groupe pharmaceutique. Découvrez avec nous cette femme dynamique.



- Qui est Ingrid Etoké ?

Ingrid Etoké une jeune camerounaise de 27 ans remplie d’espoir et d’énergie pour son continent.


-Peut-on savoir quel est votre parcours ?

Je suis née à Douala en 1981 et mes parents sont partis pour le Nord Cameroun (Garoua) lorsque j’avais 1 ans ! Garoua est la ville de mon enfance, une enfance très belle et très proche de la nature. J’ai quitté Garoua à 15 ans pour la France où j’ai passé mon bac, effectué mes études universitaires et mes premières armes professionnelles.

J’ai une double compétence en marketing & biochimie ce qui m’a permis d’occuper différentes fonctions en région parisienne dans le marketing pharmaceutique (Chef de produits, Chef de Projet).


- Vous êtes  coordinatrice Marketing dans une entreprise pharmaceutique. En quoi consiste votre métier?


J’ai eu la grâce de pouvoir rentrer en Afrique en Janvier 2008 pour travailler dans une multinationale pharmaceutique. Je suis basée au Cameroun mais je travaille sur l’Afrique noire francophone et l’Océan Indien. Je m’occupe du portefeuille produits existant de la société sur le plan stratégique et opérationnel.


Je travaille également avec sur la stratégie à long terme de notre structure : introduction de nouveaux produits, développement de nouveaux pôles thérapeutiques sur la zone (selon notre pipeline de produit global) allocation stratégique des ressources Sales & Marketing.


Le « marketer » doit connaître son marché, ses clients, ses concurrents afin d’établir une stratégie adhoc. Aussi, un responsable marketing doit être curieux, à l’écoute, patient, organisé et toujours chercher l’objectivité dans sa prise de décision. Je suis vraiment passionnée par ce métier qui exige une grande polyvalence et flexibilité. Je peux être amenée faire des choses totalement différentes dans la même journée : prévisions de ventes, analyse des ventes, veille concurrentielle, brief d’une agence de communication, visite des professionnels de santé, organisation d’un évènement, lecture d’une étude scientifique, lecture des résultats d’une étude de marché …

Il s’agit donc d’une fonction dynamique demandant plusieurs compétences associées à ce qui évite la monotonie. Cela correspond bien à ma personnalité et à mes besoins. De plus j’ai la grande chance de pouvoir voyager à travers tous ces pays d’Afrique et d’Océan Indien que je ne connaissais que sur les cartes de géographie et les reportages télé !


- Le secteur est-il en dynamique en Afrique?

L’industrie pharmaceutique est très dynamique en Afrique, il n’y a qu’à constater la prise d’assaut du continent par tous les « génériqueurs ». Les compétences manquent localement.

Mes promotionnaires biochimistes africains sont pratiquement tous encore en France, à l’exception particulière des gabonais qui ont pu bénéficier de divers concours et structures de leur Etat en relation avec leur formation initiale.


- En Afrique, les milieux scientifiques comptent plus d’hommes que de femmes. Comment encourager les africaines à « épouser » les sciences dites dures ?


Je n’ai pas étudié en Afrique, mais en France, nous étions autant de filles que de fils africains en filière scientifique (Congo, Togo, Cameroun, Gabon, Maroc, Algérie, Tunisie,...). Je dirai que le problème n’est pas le choix des filières, mais l’accession aux hautes fonctions. De plus, à mon avis ce n’est pas un problème spécifique à l’Afrique, c’est un problème mondiale ! Regardez la liste des prix nobels scientifiques depuis la création de cette disctinction !


- Quels conseils donnerez-vous aux jeunes africains qui souhaiteraient s’orienter dans votre secteur d’activité ?

Je leur conseillerai de persévérer dans leurs objectifs. Mais je dirai surtout aux jeunes diplômés d’être humbles et flexibles en privilégiant l’expérience professionnelle au gain rapide.

Le vrai pouvoir c’est le savoir. Sur le marché de l’emploi, lorsqu’on a pu acquérir une expertise on prend nécessairement de la valeur. Il ne faut donc pas mettre la charrue avant les bœufs !


- Comment se porte la femme camerounaise ?

La femme camerounaise est une femme forte. Comme la plupart des femmes africaines.

Elle fait face aux difficultés économiques et essaie de porter sa famille malgré les difficultés.

Malgré tout, elle porte bien grâce au dynamisme, l’optimisme et la piété caractéristiques de notre continent.

- Votre lieu de vacances préféré ?

Kribi, Paris et NYC.

- Pour finir, un message à faire passer?

Comme dirait l’autre : «  Yes we can »


L’espérance, la persévérance, le travail, l’honnêteté, l’humilité ont toujours payé.


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