Tcherno Baldé et le Waliidays.

S.M.B
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Tcherno Baldé est un jeune africain qui a eu une initiative plus qu'intéressante: la création d'un salon virtuel de recrutement destiné à l'Afrique. Employeurs et diplômés sont au coeur de ce dispositif unique en son genre. Découvrez avec nous Tcherno Baldé et le Walijob!!!


AfrikInterview : Tcherno Baldé


- Peut-on savoir qui est Tcherno Baldé ?

J’ai 28 ans, je suis né au Gabon, j’ai vécu au Sénégal, en Guinée et en France, et j’ai fini par créer mon entreprise à Londres. Un Africain citoyen du monde, en sommes, ce qui n’est pas sans rapport avec cette idée de ‘Recrutement sans Frontières’.


- Vous êtes le promoteur du Waliiday. Pouvez-vous nous présenter le Waliiday ?

Le Waliiday est un salon virtuel de recrutement entièrement dédié à l’Afrique. Le principe est le suivant : pendant 2 journées, les 26 et 27 mars 2009, des entreprises présentes en Afrique passeront des entretiens en direct et par webcam avec des candidats du monde entier directement sur le site www.waliiday.com. Chaque entreprise dispose d’un stand sur le site, et à partir de ce stand, pourra dialoguer avec les candidats inscrits sur le site.


- Ce salon virtuel d’emploi est novateur. Comment a-t-il été accueilli par les entreprises ?

Il a été très bien accueilli par les entreprises, parce qu’au delà de l’aspect innovation et nouvelles technologies, il leur permet de répondre à des problématiques concrètes, en leur donnant l’occasion de toucher des candidats du monde entier sans avoir à se déplacer (diaspora, expatriés, africains…).


- Avez-vous rencontré des difficultés pour convaincre les entreprises africaines ?

Globalement, peu d’entreprises africaines participent à l’événement. L’essentiel des entreprises participantes est surtout constitué de groupes internationaux présents en Afrique. Cela s’explique entre autres par le fait qu’étant basés en Europe, il était plus facile pour nous de joindre ces groupes basés en Europe que les entreprises présentes en Afrique. Ceci dit, nous ferons le maximum pour avoir plus d’entreprises Africaines lors de la prochaine édition, d’autant plus que ces dernières années de grands groupes africains ont connu un essor particulièrement remarquable.


- Peut-on avoir un bref bilan de la première édition ?

La 1ère édition a été un succès avec plus de 400 participants, venus d’Afrique, d’Europe et d’Amérique, et de tous secteurs d’activité. Pour la deuxième édition, nous espérons faire encore mieux.


- Par quels moyens sélectionnez vous les diplômés proposés aux entreprises ?

Le salon se déroule en deux journées : le 26/03, les candidats peuvent accéder au stand des entreprises en accès libre, et rencontrer les recruteurs présents sans présélection. La journée du 27/03, les recruteurs passent des entretiens avec uniquement des candidats présélectionnés à l’avance, qui auront postulé directement sur le stand de chaque entreprise.


- Quels sont les avantages pour les entreprises qui s’inscriront aux Waliiday 2?

Les avantages sont nombreux : d’abord en termes de coûts, les entreprises n’ont aucun frais de transport (avion) ou d’hébergement pour participer à cet événement. Ensuite, en termes de communication, c’est l’occasion de communiquer une image positive et dynamique lors d’un événement largement diffusé par les médias.

Enfin, en termes de qualité des profils rencontrés, les entreprises ont la possibilité de présélectionner à l’avance les candidats qu’elles vont rencontrer, et ainsi de s’assurer que les candidats correspondent à leurs besoins en termes de recrutement. La possibilité d’atteindre des candidats situés dans le monde entier (Etats-Unis, Canada, France,…) est également un atout.


- D’autres projets en perspective ?

Beaucoup d’autres, oui, qui feront un usage original des nouvelles technologies pour l’Afrique. Je n’en dis pas plus pour l’instant, mais vous serez les premiers informés...


- Votre lieu de vacances préféré ?

Kankalabé, Dalaba, Dakar, Mbour, Conakry, partout où il fait chaud…


- Pour finir, un message à faire passer?

Je souhaite remercier toute ma famille, et plus particulièrement mon épouse sans qui rien de tout cela n’aurait été possible et mon père qui, bien avant Obama, m’a toujours montré que Yes We Can.


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