AfrikInterview: Ntoudi Mouyelo

S.M.B
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Découvrez avec nous Ntoudi Mouyelo, cadre africain exerçant son métier dans le secteur bancaire à Singapour.

 

 

 

-         Peut-on savoir qui est Ntoudi Mouyelo ?

Un citoyen du monde avec un profond attachement pour le continent africain.

-         Vous travaillez à Singapour dans le domaine bancaire. Pourquoi cette cité-état ?

Dans le cadre bancaire en particulier, la cite-état est au cœur de la stratégie de développement Asiatique de tous les groupes financiers internationaux. La grande majorité des banques qui ont des activités en Asie décident de localiser à Singapour leur centre de décision régionale pour des raisons de cadre juridique, de stabilité politique, de main d’œuvre hautement qualifiée et un environnement tout simplement propice au cadre des affaires. Cet environnement particulier explique par exemple la place de 1e de la classe de Singapour dans les derniers classements « Ease of Doing Business » de la Banque Mondiale. A cela s’ajoute une économie locale toujours en croissance, avec des estimations au delà +7% par an. Du côté professionnel, les arguments ne manquent donc pas pour travailler a Singapour. Du cote famille, il y a peu de pays à pouvoir offrir le même niveau de qualité de vie dans un cadre sécurisé avec 25 degré en moyenne par an.

En termes de potentiel d’investissements, où situez vous l’Afrique ?

Le consensus est général en termes de potentiel d’investissement en Afrique. Si je puis me permettre, la question n’est plus là. La question est de définir comment concrétiser le potentiel d’investissement de l’Afrique. Notre continent a un potentiel largement sous-exploité.

-         L’Afrique doit-elle s’inspirer du modèle de développement des pays d’Asie du Sud-est ?

Effectivement il y a beaucoup de similitude entre les 2 continents qui vont bien au delà du climat (rire). A l’instar de bons nombres de pays africains, Singapour par exemple a eu son indépendance il y a un peu moins de 50 ans. Sans aucune industrie, aucune ressource ce pays a réussi à se développer au niveau que nous connaissons aujourd’hui. D’autres pays comme la Malaisie ou la Thaïlande ont su développer des secteurs moteurs pour leur économie en créant un vrai marché local avec des acteurs privés tout en attirant les investisseurs étrangers. C’est cette équation à plusieurs variables que nous devons réussir à résoudre. Nous pouvons définitivement apprendre de l’Asie du Sud Est tout en intégrant les spécificités africaines. N’oublions jamais que culturellement nous sommes différents aussi.

-         Que préconisez-vous pour conférer  un véritable caractère attractif au continent africain en termes de business ?

C’est une question à laquelle je n’aurais pas la prétention de donner une réponse complète car il y a des acteurs beaucoup plus proches et actifs en Afrique qui ont une vision plus globale que la mienne.  En quelques mots je me limiterai à conseiller les points suivants : un cadre juridique et des infrastructures. Puis je pense que nous devons aussi apprendre à mieux vendre et promouvoir nos opportunités. C’est une question qui demande une vraie réflexion et une connaissance plus approfondie de nos réalités et aussi des attentes des investisseurs que nous voulons attirés. Dans une autre occasion peut être que je serais en mesure de plus m’étendre sur la question.

-         Que faire pour que l’Afrique devienne une véritable force économique à l’échelle planétaire?

Pour exister à l’échelle planétaire, nous devons comme d’autres l’ont fait avant nous, réussir à travailler tous ensemble malgré nos différences. Les processus d’intégrations régionaux du Continent sont encore jeunes.

 

-         Pour finir, un message à faire passer?

Pour finir, je reste très positif sur l’Afrique. Il faut apporter sa petite pierre à l’édifice et chaque fois que j’en aurai l’occasion comme a travers cette interview, ce sera toujours un plaisir de partager sur son développement. Je suis convaincu de la plus value que le Continent obtiendra à travers des partenariats avec l’Asie. Nous devons continuer à définir notre route et choisir la meilleure manière d’être accompagné. Il ne tient qu’a nous de faire grandir l’Afrique.

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