AfrikInterview : Augustin KASSI

S.M.B
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Chef de file l'art naïf ivoirien, Augustin KASSI est un artiste qui, à travers ses toiles, valorise les femmes plantureuses. Découvrez et encouragez avec nous Augustin KASSI.

 

 

Qui est Augustin KASSI ?

 

Augustin KASSI est artiste plasticien et opérateur  Culturel  Ivoirien né en 1966 à Assoumoukro, département de M’Batto (Côte d’Ivoire). Après ses années collèges, il est admis au Centre Artistique Charles BIETH d’Abengourou d’où il sort trois années plutard. Plusieurs expositions, rencontres et stages sont à l’actif de l’artiste.

 

Quand avez-vous eu le déclic pour la peinture ?

 

J’ai commencé par ‘’salir’’ les murs de mes parents au charbon de bois avant d’aller à l’école. Selon les maîtres de classes, j’étais doué pour le dessin. Ainsi, avec l’appui de ma grand-mère, j’ai décidé de m’orienter dans un Centre d’Art après le collège.

 

Vous êtes considéré comme le chef de file de l’Art naïf en Côte d’Ivoire. Qu’est-ce que l’art naïf ?

 

Qui dit naïf dit simple ; candide ; naturel ; sans complexité. Alors, ma peinture à mes débuts l’était parce que je refusais tout ce qui était pollution, saturation et tâches grossières. J’aimais les paysages de rêves, la tranquillité en somme. Je croyais que le monde était aussi paradisiaque que dans mes rêves. J’appréciais Henri Rousseau dit le Douanier et je l’aime encore comme tous les artistes de ce même genre. J’ai été un adepte du genre et j’y ai gravi des échelons.

 

Doit-on uniquement décrire votre style sous l’angle de l’art dit naïf ?

 

Je ne suis pas naïf  pour croire que le paradis est sur terre. L’on pollue, coupe et brûle tout sur son passage. Il n’y a plus de place pour les rêveurs. Le développement  industriel qui a comme substance la fumée a tout tué de la créature divine et le monde s’effondre. Je ne suis pas naïf. La réalité est en face.

 

Vos toiles valorisent les femmes plantureuses. Pourquoi ce choix ?

 

Les hommes avec petit (h) ont mi chaos le monde. Je veux que les femmes consciencieuses qui connaissent leurs valeurs et leurs rôles prennent toute la place. Je les « pompe » à merveille pour occuper chaque espace de ma toile.

 

Comment se porte votre Centre d’Education Artistique de Cocody Aghien ?

 

Le Centre d’Education Artistique de Cocody-Aghien est aujourd’hui le Siège de l’ONG Fondation Art-Monde que j’ai mis en place. Il conçoit et réalise des programmes comme ‘’Atelier Vacances’’ qui est installé dans plusieurs pays tels le Benin, le Togo, le Niger, le Burkina Faso et le Mali. Il y a aussi la Biennale Internationale des Art naïfs d’Abidjan (BINA) ; les Atelier  Résidences d’Abidjan etc.…

 

Que préconisez-vous pour conférer un caractère universel aux artistes peintres africains ?

 

L’Art est pour un peuple l’expression de sa vitalité et de son existence. L’artiste, pour créer, a besoin de pulsion. En Afrique, l’aide à la création n’existe pas. L’artiste africain ne pourra à lui seul conférer l’universalité parce qu’il n’a pas les moyens d’aller à la  rencontre de l’autre. Tout simplement,  parce que les dirigeants africains n’en font pas une priorité. C’est pourquoi nous demeurons encore accroupis.

 

Quelle lecture faites-vous de l’évolution de l’art Ivoirien ?

 

L’art Ivoirien était dans un confort trompeur. Je crois qu’il se réveille peu à peu. Bientôt, on le verra et l’entendra.

 

A quand les prochaines expositions d’Augustin KASSI ?

 

Peut-être en 2012.

 

Où se procurer vos œuvres ?

 

Seulement quand je suis en exposition.

 

Pour finir, un message à faire passer ?

 

J’invite la jeunesse au travail car il n’y a point d’autre alternative que ça.

Cliquez pour voir son travail

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